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On connaissait le quotidien comme marqueur social et politique. Un homme de gauche a souvent du mal à s’afficher avec le Figaro dans la rue. C’est comme ça! Prenons maintenant le quotidien comme marqueur de « séduction ». Alors ce mois-ci je pose la question aux demoiselles. Vous êtes dans le métro. Un homme assez mignon est assis, vous le trouvez intéressant… Quel quotidien fera que vous trouverez cet homme encore plus séduisant.Pour ceux qui vont dire « rien à voir ».Imaginez, si celui-ci li Entrevue, Maximal ou FHM.

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Ce sondage servira pour un article à venir très bientôt donc lachez-vous!

Le charismatique patron d’Apple Steve Jobs vient de présenter son « iPad ». Un écran de 9,5 pouces de diagonale et  1,5 pouces d’épaisseur à mi chemin entre Iphone et ordinateur portable. L’Ipad, réuni tout ce qui fait le succès d’Apple avec en prime la simplicité. Toutes les applications de l’Iphone seront présentes y compris la presse.

Les médias connaissent un grand succès sur l’Iphone. Selon AT internet institute, « sur les sites français proposant du contenu sur le web et sur les applications mobiles », plus de 10% se font via les applications IPhone.  Contrairement à la lecture de la presse en ligne sur son ordinateur, l’Iphone propose une certaine mobilité se rapprochant ainsi du format papier. C’est ce qu’expliquait Thibault de Saint Martin sur son blog en juin 2009 dans son billet « Application iphone: les vrais concurrents de la presse papier ».

Mais le problème est toujours le même : comment rendre ces visites lucratives ? Il est difficile de faire de la pub sur l’Iphone. Trop petit, pas assez de place pour un bon marketing mobile. Par ailleurs, les internautes ont du mal à accepter que des applications médias puissent être payantes. Il suffit de voir les réactions suscitées par le lancement de l’application du quotidien « L’équipe ». Sur le site igénération, une internaute commente à juste titre : « Une appli payante pour lire des news gratuites du site ? C’est génial, ça devrait avoir un énorme succès !!! Surtout que les applis concurrentes comme celle de Sports.fr ne proposent pas de news actualisées de qualité et gratuitement… »

A défaut de faire payer ces « applis », il faut au moins y mettre de la pub. L’Ipad aurait pu résoudre le problème. En proposant un support plus grand, proche de celui d’un journal papier, les marches de manœuvres sont plus grandes pour le marketing mobile des médias en ligne. Trouver le mur publicitaire interactif de rue89 ou d’autres animations incitant à la consommation, pourquoi pas? Sauf que Steve Jobs l’a annoncé, l’Ipad ne supporte toujours pas le flash player. Il est donc difficile de créer des bannières publicitaires. C’est dommage! Car grâce à l’ ergonomie de la nouvelle tablette, Apple a sans doute créé le support de lecture de la presse de demain. Pour l’instant, le succès à venir des applications médias sur l’Ipad fera gagner en visibilité, notoriété. Pas en chiffre d’affaires.

Les premières photos de l’Ipad:

Photo de myuibe.

Tout le monde le fait. Le billet pour dire « Bonne année à tous ».  L’occasion de dresser un bilan de l’année 2009. Tout d’abord 2010 sur le plan médiatique sera marquée par les subventions publiques accordées à la presse en ligne. Tout le monde ira de sa plume. Alors pour bien cerner le sujet je vous propose de lire ce billet de @narvic qui met en évidence tout les enjeux du débat:

cliquez ici.

Bon. Sinon, ce qu’il y  a de bien avec ces billets de fin d’année, c’est qu’il s’agit surtout de donner son sentiment en quelques mots. C’est un peu le questionnaire de Proust en une question. Généralement c’est aussi la raison pour laquelle ils ne sont jamais lus. Mais pour ceux qui auront le courage de lire ce billet voici pour moi le plus important à retenir de 2009 : L’anecdote.

Le grand succès médiatique de cette année 2009 a été le « petit journal » de Yann Barthès. Passage aux cribles de toutes les petites fourberies et foucades de nos hommes politiques. Ce qu’il y a de plus étonnant, c’est que ces quelques minutes d’anecdotes irrévérencieuses (et je pense qu’ils l’assument) du petit journal sont relayés dans les médias traditionnels (apparemment je ne dois plus utiliser ce mot, mais on en reparlera dans un prochain billet).  Le petit journal de monsieur Barthès et de son équipe, révèle ce qu’est devenue l’actualité politique. Une politique d’anecdotes. Autrefois « petites phrases » ; maintenant « petits scandales ». Attention à ne pas trop relayer ces infos! Un petit journal c’est bien, c’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes.  (Oui parce que LCP qui a diffusé cette vidéo de Brice Hortefeux sur les auvergnats se retrouve au même rang. A juste titre ?)

Twitter en est. L’info anecdotique. Si vous voulez vous faire RT, il est plus simple de Twitter sur Bernadette Chirac qui gaule l’ancien président français (jeu de mot facile) plutôt que sur les dernières révélations concernant la suppression de la carte judiciaire. Là, je vous l’accorde, j’ai pris deux extrêmes. Pourtant, si par exemple on dédie sa plate-forme de micro-bloging aux médias et nouvelles technologies. On sera le plus souvent RT sur une petite anecdote marrante (ou pas) plutôt que sur une info de fond. D’ailleurs, il n’est pas très conseillé de twitter ses nouveaux billets de blogs. Non. Pas bien! Twittons plutôt sur une bonne vanne carambar en relation avec l’actualité ou les médias. Hein ?

Bon je généralise ou pas. C’est un billet de fin d’année. Les arguments sont à suivre en 2010. Bonne année sur ce blog et même ailleurs pourquoi pas.

Ce billet sera twitté: Pas bien! Vous pouvez dès maintenant arrêter de suivre mon compte qui est: @jphlouis

À bientôt.

2010 sera une année terrible pour le web. Comme la Chine, L’Australie, Le Royaume-Uni, bientôt, le net va en prendre pour son kilobit en France. 2010 sera Jacques Mayard et Frederic Lefebvre ou ne le sera pas. Nationalisation du web pour l’un, régulation pour l’autre, le débat est lancé.

Et le ton sera « Haro sur le baudet ». Quoi qu’on dise, il y a des fortes chances que le net subisse une régulation. Alors, préparons-nous et peaufinons nos hashtags « #onmepiquemonnet » ou « #fatalehadopi4 » sur twitter.

Les gagnants: les pures-players. Ces sites d’informations qui ont fait le pari du web. Comme dans les années 80 avec la radio, la régulation d’un média entraine une certaine logique concurrentielle et commerciale. En réalité, cette exigence existe déjà sur internet. D’ailleurs les grands groupes ont trouvé l’astuce. Mettre un pied dans la bouse et attendre qu’elle se transforme en or pour y mettre l’autre. Un cadre légal strict aura raison des concurrents de Rue 89 ou Slate. Il favorisera la distinction entre journalistes et non-journalistes dans ce vaste canal. Il y aura les sites « élus » à l’égal de la régulation de la FM placés comme à son habitude sous la tutelle du CSA. Résultat : estomper l’ambiguïté concernant la provenance et la nature de l’information. Une régulation fera émerger des médias de référence sur le net. Ce qui pour l’instant, n’est pas tout à fait le cas. Conséquences : Légitimité, baisse de la concurrence, hausse de visites, hausse des annonceurs.

L’important ne sera pas de faire vite pour être bien référencé. Mais, être directement le média sur lequel on va, pour avoir l’info. Un buzz ? Je m’en vais vérifier ça tout de suite sur le site « enfinunsitederéférence.com »

Quelles seront  les sources ? Les mêmes qu’aujourd’hui. Sauf qu’elles seront recoupées, vérifiées par des journalistes N’oublions pas les blogs. Ceux tenus par des spécialistes ou des particuliers pertinents. Reste un élément. La volonté des Pures-Players de se légitimer. Mediapart par exemple mise tout sur le fait qu’ils ne sont pas des « élus ». Ils se revendiquent média alternatif. Les électrons libres. En se conformant à un cadre stricte, en se laissant coller une étiquette « Média de référence » ne perdront-ils pas en prestige. C’est l’underground qui fait rêver. Assurance financière peut-être, mais à quel prix ?

PS : Il n’est pas fait ici l’apologie de la régulation du net ou d’une quelconque retriction. Il s’agit juste de mettre en exergue ce à quoi pourrait ressembler le web en cas de modification future.

Dans la vie d’un journaliste, ou d’un apprenti journaliste, il y a toujours un moment où l’on se retrouve confronté aux clichés. Une connaissance vous interpelle et vous lâche : « Maintenant, pour être journaliste, il faut être beau, grand et musclé ». Depuis que je sais que je serai sûrement journaliste, je me soigne, je fais du sport, j’utilise Photoshop (sans la mention « retouchée ») et je joue à « Léa, passion journaliste » sur Nintendo DS.

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Parce que la presse est dans une bouse pas possible, le métier de journaliste n’est plus un métier d’avenir. On l’entend à maintes reprises dans les conférences et autres séminaires pour les étudiants en journalisme. C’est la crise ! « Un journaliste ? Pourquoi ne choisirais-tu pas un pompiste chérie ? »

Dans son article « Are journalists the news actors« , le journaliste Kris Vire expose les difficultés d’embauche : « L’emploi garanti pour les journalistes deviendra l’exception pas la norme ». Selon lui le modèle de carrière du journaliste ressemblerait beaucoup au modèle de carrière des acteurs. Tout comme ces derniers, seule une fraction d’entre eux (journalistes) obtiendra des emplois stables et percevra de hauts revenus.

Alors il reste une solution pour être embauché. Faire des photos sexys (FHM pour les femmes/ Têtu ou GQ pour les hommes), gonfler ses pecs à l’écran puis s’offusquer dès qu’on vous sort que vous êtes à votre place parce que vous êtes joli(e). Ou peut-être deux solutions qui incluerait le « Personal branding ».

J’ai déjà expliqué sur ce blog ce que signifiait ce terme qui voue un certain culte à la réputation. A la différence des pompes chaque matin, le personal branding est plus axé sur ce que l’on dit et la manière de le dire. Les chantres du néologisme diront avec force que c’est en offrant du contenu que l’on se fait connaître, ce qui est tout à fait louable.

Mais ce dernier ne permet-il pas de se rapprocher un peu plus du modèle de carrière des acteurs ? Le personal branding ne serait-il pas un moyen de dire : « regardez moi je suis là » ? De montrer qu’on est hype pour ensuite être embauché ? Si c’est le cas, on risque très bientôt de trouver sur Youtube des démos de présentation de JT, ou des performances en public dans les aéroports pour tenter de capter l’attention du rédac chef de rue89, ou de Jean-Luc Hees. Pour délivrer un message, l’époque actuelle nous montre bien qu’il faut se faire refaire les dents et laisser tomber la raie dans les cheveux, grande fierté de maman et papa.

Regardons les Hommes politiques de notre siècle. Combien ne sont pas tombés dans les méandres communicants pour délivrer un message ? Borloo et son gel, Sarko et ses talonnettes, Ségo et son jean. Qui peux ici me dire que bientôt  le personal branding ne tombera pas dans le « personal  narcissism » qui mènera au « personal branLing » ?

Etre charismatique, bouger ses sourcils, parler moins vite, perdre son accent. Le journaliste qui veut faire de son nom une marque doit intéresser. Pour cela il devra forcément passer par une ou plusieurs étapes de ces pseudos travestissements.

Sur twitter: JPhLouis

« Beaucoup de journalistes veulent une transition plus rapide vers le numérique », c’est ce qu’annonce Mark Fitzgerald sur le site Editor and plublishor. Mais la transition a besoin d’une main d’œuvre passionnée.ejt

Les sites d’information n’ont pas encore trouvé le fameux sésame : le modèle économique. Les jeunes le savent. Lors d’une intervention sur « Twitter et les sources » assurée par Steven Jambot* à l’école de journalisme de Toulouse, il était intéressant de voir les moues qui s’affichaient sur les visages. Le web ne fait pas rêver. Ou, il reste une voie de secours dans un métier en crise.

Bizarrement en parcourant les conférences et débats sur le sujet, un constat a été fait : les plus enthousiastes sont les vieux briscards du journalisme. Ceux qui voient, comme Pierre Haski (lors d’une conférence à la BNF**), « l’occasion de repenser un métier ». Certes, ce dernier a des circonstances atténuantes, il est co-fondateur de Rue89.

Les sites d’information sont à la fois malmenés et courtisés. Ils font partie des rares médias à accepter des stagiaires qui n’ont pas forcément une grande expérience. On l’aime quand on en a besoin pour rentrer dans le microcosme, puis on tente d’en sortir le plus rapidement possible.

C’est ainsi que de nombreux apprentis-journalistes se lancent dans des blogs ou sites d’info. Une fois en école, ce sont souvent les derniers à vouloir toucher de la toile et rêvent encore d’un journalisme à la Papa ou d’un poste dans un quotidien.

Peut-être que le site d’information est considéré comme une voie de garage. Les âgés y voit un bon moyen de terminer leur carrière en faisant le journalisme de leurs rêves. Devenir son propre patron. Traiter à sa manière.

Les jeunes, eux, y voient un moyen de commencer leur carrière, l’occasion de créer leur propre marque, leur réputation. Cette dernière servira par la suite à embrasser des postes en presse écrite voire télé ou radio. Le « personal branding » tel que le définissait Alfred Hermida sur Mediashift. Ayant sans doute toujours voulu faire ce métier, ils veulent peut-être d’abord toucher du papier. La peur du forçat. Heureusement, les écoles de journalisme remettent les pieds sur terre. Car la toile a besoin de stabilité, de personnes qui aiment le support et non qui y sont à défaut.

* Steven Jambot : Etudiant-journaliste influent dans twittosphère médiatique.

** BNF : Bibliothèque Nationale de France.

Photo : jfgornet

Me suivre sur twitter : @Jphlouis

Nombreux sont ceux qui me comprendront. Situons nous dans une discothèque ou un bar puisque « après star, barman est le meilleur métier pour draguer » disait Bruce Willis. Dans le coin droit, il y a un homme, nerveux, suintant rien qu’en imaginant la veste qu’il va prendre en osant demander à cette fille installée de l’autre côté, son numéro de téléphone. C’est tout ce qu’il veut. Pas le temps pour les présentations, ce sera surement la deuxième question qu’il posera après « C’est quoi ton prénom ?

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Et bien, figurez-vous que tout ça c’est fini! Grâce à notre désormais ami Facebook, les comportements ont changé. Ainsi pas la peine de faire semblant de s’interesser à la fille, glissez lui subtilement un : « C’est quoi ton prénom », suivi d’un : « Tu ne serais pas de ma famille par hasard, c’est quoi ton nom de famille ? ». Ainsi vous aurez accès à beaucoup plus d’informations sur elle. Si vous lui aviez gentiment demandé son numéro, ou discuté avec elle, nombreuses auront été les zones d’ombres. Grâce aux réseaux sociaux et plus particulièrement facebook vous n’aurez plus qu’à taper son nom de famille et son prénom et voilà! Vous aurez accès à toutes ses informations et pourrez discuter avec elle GRATUITEMENT.

Il ne s’agit pas d’idées, mais bel et bien d’un comportement déjà visible en boite ou dans les bars. Le numéro on s’en fiche. « Il y a bien longtemps que je n’ai plus de crédit ».  Le numéro de téléphone est désormais l’apanage des PPDA ou autres dragueurs incurables.

Bon, il reste qu’on peut malgré tout se prendre une veste, il suffit pour cela que la jolie demoiselle de nos rèves nous « ignore ».  Mais il y a des fortes chances pour qu’elle ne se rappelle pas de vous et que, pour combler son déficit d’amis par rapport à sa meilleure amie mannequin aux fessiers d’acier, risque de vous accepter sans savoir qui vous êtes.

Et nous sommes qu’au début puisque devrait très bientôt arriver le réseau social utilisant la « géolocalisation » nommé : Aka-Aki.

Celui ci « permettant à ses membres de détecter tous les autres membres se trouvant dans les parages, et de communiquer avec eux en temps réel » dixit le monde. Oui c’est bien ça! Si tu as dans ton profil une bombe tu peux savoir si elle n’est pas très loin et ainsi lui dire de venir te rejoindre boire un Mojito. Sympa pour les mecs, moins sympa pour les filles qui risquent de voir débarquer sous leurs fenêtres n’importe qui.

L’explication d’Aka Aki ici:

Je me demande si ce n’est pas la vocation première des réseaux sociaux? Si Mark Zuckerberger (créateur de Facebook) et autres n’ont pas tout simplement voulu choper une meuf bien trop jolie pour eux. En tout cas vu sa paye actuelle, la question ne se pose plus. A quand le détecteur de compte en banque pour les filles grâce à une application I-Phone ?

Photo de Max-B retrouvez le sur Flickr ici.

Il en fallait une. Le 1er octobre, les étudiants auront leur télévision. Ma chaîne étudiante (MCE) a « vocation à rassembler les 16/29 ans sur la thématique de la vie étudiante et de l’insertion professionnelle sous tous ses aspects ». L’initiative est bonne. Faire émerger de jeunes talents, ouvrir des portes, informer les jeunes et leurs parents sur leur avenir à travers des débats, reportages et autres.

En 2007, on comptait 2,28 millions d’étudiants en France. MCE vise également les lycéens, c’est donc 4 millions de jeunes qui sont visés. Inutile d’expliquer que la chaîne thématique pourra compter sur de nombreux annonceurs tel que les banques qui n’hésiteront pas à faire la promotion de leurs tout nouveaux prêts étudiants pour s’assurer d’une certaine pérennité. Ma chaîne étudiante fera émerger des jeunes talents et mettra à contribution les étudiants du CFJ pour « se faire la main ». Problème: Comment rassembler les étudiants autour d’une chaine?

Au-delà des luttes pour les conditions de vie, les étudiants ont-ils réellement une conscience collective. Peut-on parler d’une chaîne thématique quand on parle du monde étudiant. Celui-ci est à la fois vague vue la diversité des sujets pouvant être traités et à la fois drastique par le peu d’acteurs médiatisés qu’il englobe. Il est important que les seuls intervenants ne soient pas Valérie Pécresse (ministre de l’enseignement supérieur) et Jean-Baptiste Prévost (président de l’UNEF). Contrairement aux autres chaînes thématiques, MCE ne rassemblent pas autour d’une passion ou d’un sujet mais autour d’une certaine classe assez abstraite.

Parmi les nombreuses règles à respecter, ma chaîne étudiante devra être présent sur tous les supports utilisés par les étudiants. A quand le compte twitter @MCE?

« Un bon journal, c’est une nation qui se parle à elle-même » disait Arthur Miller. C’est peut-être là mon grand regret. Il s’agit d’une chaine étudiante faite par des personnalités non-issue du monde étudiant. Et ceci présente un danger. L’infantilisation, l’usage d’un langage vulgarisé, l’usage de clin d’oeil pour faire « djeun’s » et autres seront donc à prohiber. Pour l’instant la bande annonce ne me rassure pas trop.

La bande annonce ici

Ce que les étudiants veulent d’une chaîne ayant quelques moyens. C’est mettre en exergue les enjeux, les phénomènes émergents du monde estudiantin. Des reportages sur les conditions de vie, les problèmes de logements, la prostitution étudiante, MCE a là l’occasion de faire un vrai boulot de service public. De nombreux médias associatifs comme contrepoint proposent déjà cette vision de la vie étudiante. La nouvelle chaîne étudiante faite par des professionnels aura l’occasion d’aller plus loin. Si MCE se cantonne à nous refourguer, les sorties du week-end, le nouvel album du groupe à mèche longue du 5ème arrondissement, il n’y aura là aucune valeur ajouté. MCE à les moyens de faire bien, espérons…

Rendez-vous donc le 1er octobre pour une analyse de MCE plus poussée. Ne nous emportons pas dans de vaines analyses sans avoir réellement vu ce que ça va donner. A bientôt.

Ambiance, essence et prudence

Après 2 mois sur l’île de la Guadeloupe, voici mon bilan:

* Toujours aussi belle, flanquée d’une robe verte, une grande dame nommée Soufrière, dominante et condescendante. Son rigorisme l’éloigne de ses disciples vivant plus bas. Grimper son flanc devient un défi. 2 heures de marche pour arriver à son sommet et ainsi voir la Guadeloupe tel qu’elle est visible sur une carte. Les feuilles ne bougent plus. Sans doute se préparent-elles à subir la saison cyclonique. La Guadeloupe, une enclave. Encerclée de toutes parts par une mer bleue, ciel ou turquoise. On n’y échappe pas. Et l’air humide qui transperce vos poumons. Comme si toutes celles respirées auparavant n’était que de subreptices illusions. Je m’égare.  Mais, au-delà du LKP, du chômage, de la montée de la délinquance (combien de coup de feux ont été tirés en sortant de discothèque?), les autres tensions sociales, on peut se permettre d’ouvrir les yeux et contempler la Guadeloupe. Comme elle le mérite.

* Plus terre à terre. L’essence. Au moment de la grève générale, le prix de l’essence a été gelé. Sauf que la hausse des prix, à la fin du mouvement était « inéluctable ». Les guadeloupéens ont le sentiment que le LKP risque de se servir de cette hausse pour relancer le mouvement. Marie-Luce Penchard s’est rendue sur l’île pour régler une affaire qui semble déjà inextricable. Une éventuelle relance de la grève pourrait sonner la fin d’un collectif soudé. Attention aux slogans surranés. L’organisation, si elle continue un mouvement mal suivi, risque la marginalisation comme l’UGTG (syndicat guadeloupéen). A noter que l’UGTG qui compose une grande partie du collectif. Vous pouvez lire l’interview de la secrétaire d’état chargée de l’Outre-Mer ici.

* La grippe A fait son apparition.Déjà 19 cas confirmés selon France-Antilles et si on n’en parlait que brièvement le 16 juillet. La grippe A est désormais sur toutes les lèvres. Les lotions désinfectantes ne ce sont jamais aussi bien vendues. La mort d’une fillette à la réunion, n’a jamais autant attisé la peur surtout des personnes agées. Je discutais avec une amie qui m’expliquait pourquoi elle avait l’impression que la Guadeloupe ne saurait pas gérer la pandémie.

En gros attendez-vous dans les prochains mois à entendre parler de la Guadeloupe. Ne faites pas rentrer vos correspondants, suivez le fil AFP. Des évènements sportifs seront organisés (voir précédent billet), une éventuelle grève est à prévoir, moins suivie, mais peut-être plus intense. D’autres cas de Grippe A H1N1 sont à découvrir.

Dernier billet sur la Guadeloupe. Je retrouve ma ligne. Editoriale ou comme vous voudrez. Les vacances sont terminées et le journalisme, l’actualité des médias, les nouvelles technologies reprendront une part importante sur ce blog. A bientôt.

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La première d’une longue série. Mes derniers jours en Guadeloupe (après c’est le retour à Paris) vont consister à trouver ce qu’il reste du LKP et des 44 jours de grève dans l’île. Parce que la révolution se joue  dans la rue, c’est là que nous commençons notre série de photo, de reportages et d’interviews. Ici, la Basse-Terre, chef lieu de la Guadeloupe. Ensuite ce sera grande-terre. On gardera l’approche médiatique. A venir: l’interview d’un journaliste ayant vécu le mouvement. Ad libitum…

DSC_0175Ici la façade de la maison d’arrêt de Basse-Terre (Boulevard Felix Eboué). A noter que les deux poèmes étaient déjà présent bien avant les évènements.

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Une autre vue de la façade de la maison d’arrêt de Basse-Terre.

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Cette fresque se trouve à la rue du port autonome de la Basse-Terre. Il y a très longtemps cette emplacement servait de cinéma. Notez les inscriptions tels que « pwofitasyon » ou « grève: et après? »

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Toujours la rue du port autonome. La fresque est gigantesque et magnifique. Il est inscrit « il était une fois la Guadeloupe ». Vous pouvez également voir tout à gauche, une caricature de Nicolas Sarkozy regardant avec une longue vue.

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Et enfin, la photo qui est sans doute la plus révélatrice du mouvement. Vous pouvez voir l’inscrition 200 euros en rapport à l’accord Jacques Bino qui demandait une augmentation de 200 euros de tous les salaires.

Je n’ai pas encore de compte Flickr, je commence à peine la photo, mais dites moi ce que vous en pensez.

Photo de Jean-philippe Louis avec la participation de Anne-Laure Sarotte.

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